Église paroissiale

L’église Saint-Étienne, est une église catholique française, située dans le département des Alpes-Maritimes, sur la commune de Saint-Étienne-de-Tinée.

Historique

Dans une charte de 1066 la cathédrale de Nice reçoit le don du prieuré de «Sancti Stephani Tiniensi». La seigneurie appartient à la famille de Thorame-Glandevès. Le chœur est de style gothique du, reste de la précédente église. Luc Thévenon fait remarquer que ce type de voûte est rare dans le Comté de Nice : «Ses supports se déploient en étoile avec nervures, liernes, tiercerons et formerets engagés dans les murs. Les clés sont plates».

Le clocher de style roman lombard, porte la date de 1492. La flèche octogonale a été refaite en 1669.Le 19 juillet 1594, pendant les troubles des guerres de religion et l’affrontement entre Henri IV et les ducs de Savoie, les troupes de Lesdiguières se réfugient dans l’église. Le baron de Bueil y met le feu. Cet incendie se propage alors à tout le village. Seul le clocher résiste au feu. L’église est alors fortement endommagée et le culte doit être transféré dans les chapelles environnantes. Par un acte du 20 mai 1613, les maîtres d’œuvre locaux, Georges Emeric et Antoine Isoard, s’engagent à reconstruire trois arcades effondrées et leurs piliers, à consolider les murs pour permettre de couvrir l’édifice. L’évêque de Nice Valperga de Maglione fait une visite pastorale en 1783. Ému de l’état lamentable de l’église il prend la décision le 11 juillet d’interdire l’église au bout d’un délai de huit mois. Il met en demeure la communauté villageoise de démolir l’église existante et de la reconstruire. Devant la dépense importante, la communauté propose de simples réparations que refuse l’intendant général. Pour obtenir l’application des décisions de l’évêque, les autorités envoient une troupe de neuf soldats commandés par un caporal devant être logés par les habitants.

En 1784, le projet du maître d’œuvre Antonio Spinelli fut approuvé et les travaux adjugés à l’entrepreneur Giuseppe Balestra. L’église ne fut achevée qu’en 1789 et consacrée le 4 décembre de la même année. Spinelli signa ici un édifice imposant faisant la transition entre le baroque piémontais finissant et le néo-classique apparu à Nice dans le troisième tiers du XVIIIe siècle, comparable aux églises niçoises Saint-Roch et du Vœu. Il dirigea les chantiers les plus prestigieux de Nice, notamment la place Victor (actuelle Garibaldi) et la chapelle des Pénitents bleus (1782).

La façade

Son appartenance au baroque est évidente : division en deux étages rythmés de pilastres, doriques en bas, ioniques en haut, fronton triangulaire saillant, ailerons latéraux à volutes compensant l’étroitesse de l’étage par rapport au niveau inférieur. Cependant, le fronton massif qui écrase la façade est néo-classique. Cette juxtaposition des deux styles prépare le visiteur à découvrir l’intérieur du bâtiment.

Le clocher

Le clocher monumental gothique, millésimé 1492 sur sa base talutée, est caractéristique de l’art alpin. Il est comparable aux grands campaniles des cathédrales Notre-Dame du Glarier à Sion (1469-1499) dans le Valais et de Saint-Just-de-Suse en Piémont (1481). Tous édifiés à la même époque, ils présentent une silhouette identique. Le clocher stéphanois est décoré d’arcatures surmontées de frises en dents d’engrenage. Elles découpent sur quatre étages de longs panneaux en renfoncement percés de baies, celles de l’étage campanaire étant trigéminées. Les angles de la tour, d’où jaillissent des gargouilles zoomorphes, se prolongent de tourelles. La flèche a été refaite en 1669 (date figurant à la base de la tour).

L’intérieur de l’église paroissiale Saint-Étienne

Le plan est centré sur une vaste travée carrée couverte d’une calotte sur pendentifs qui prennent appui sur de forts massifs cantonnés de pilastres à chapiteaux composites. L’adoption de cette solution produit un effet de monumentalité et d’ampleur. Les quatre bras égaux d’une croix grecque se greffent sur cet élément central, formant autant de petites cellules elles-mêmes couvertes en calotte et jouant le rôle de collatéraux. L’architecte a maintenu, en prolongation du bras du chœur, le chœur gothique. Les retables majeurs des bras latéraux, du Rosaire et de la Bonne Mort, complètent le répertoire néo-classique avec des colonnes lisses et des frontons massifs. L’église fut endommagée par l’incendie de 1929. Heureusement, les peintures de la coupole, exécutées par le peintre romain S. Fantoni en 1907, avaient été préservées mais les peintures intérieures durent être reprises. Parmi le mobilier, on notera les boiseries du chœur (1669) encadrant le maître-autel, significatives du décor baroque, et l’orgue construit par les frères Agati.

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